Un Soupçon de péché d’Elizabeth Essex

 

Elizabeth Essex - Un soupçon de péché

Un Soupçon de péché d’Elizabeth Essex

 

Note : ↓ 

Vulgaire et peu travaillé

(Note de Miss A)

 

 

  • Série : –
  • Année : 2011
  • Éditions : J’ai Lu / Aventures & Passions / 2014

 

  • Contexte : Vengeance – Régence
  • Ton : suspense, tristesse, mélancolie
  • Profil de héros : Aristocrate
  • Pays  : Angleterre
  • Période : 19e siècle
  • Protagonistes :  Célia Burke / Rupert Delacorte – Vicomte  Darling

Résumé :

Rupert Delacorte, Vicomte Darling, vient de perdre sa soeur dans un suicide. Il est effondré et veut se venger. Pour lui, cela ne fait aucun doute, la responsable est Célia Burke, la meilleure amie de sa soeur. De son côté, cette dernière doit écumer les bals à Darmouth, mais elle est rongée par une lettre de chantage qu’elle a reçue. Alors qu’un ami militaire la met en garde contre le Vicomte Darling, elle pense qu’il est l’auteur de la lettre. Le Vicomte, pour se venger de la mort de sa soeur, s’est promis de séduire Célia Burke et de la compromettre sans jamais la toucher. Le hasard les fait se rencontrer.

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Avis sur le livre  :

 

Très décevant.

De la vulgarité mal placée : le héros ne fait pas l’amour, il « baise » (cf : les dialogues du livre). Et je n’ai vraiment pas apprécié une scène de violence où le héros se bat à main nue pour seul le plaisir de combattre un homme,  en plus, le soir de son mariage. Je trouve cette attitude primitive de se battre sans raison, juste pour le plaisir, et de finir avec une petite gueule violette d’hématomes.

En outre, on a l’impression que le livre n’est pas assez abouti, pas assez enrichi. L’histoire ne décolle pas vraiment. Le récit manque de rebondissements, d’action et de dialogues percutants. Les héros, eux, manquent de charisme. Célia Burke est trop parfaite mentalement, comme une madone. Rien qui ne fasse qu’on l’aime vraiment alors qu’elle a tout pour elle.

L’intrigue secondaire – qui fait du chantage ? – est celle qui nous donne envie de continuer la lecture du récit et prime sur l’intrigue amoureuse. C’est dommage.

 La violence et la vulgarité quand elles sont nécessaires au récit, par exemple dans un contexte avec des malfaiteurs ou des pirates ne me gênent pas, mais là elles m’ont beaucoup dérangée. J’aurai pu pardonner à l’auteur le caractère des protagonistes et les maladresses, mais là, ça fait beaucoup de succession de choses que je n’aime pas.

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En détail :

LE LIVRE VISUELLEMENT :

Titre : ♥♥♥♥♥

Sublime. Un côté léger et subtil. Un côté sensuel et  scandaleux à la fois. J’adore.

Couverture : ♥

Anachronique, comme d’habitude, mais au moins pas de vulgarité ni de gros bras torse nu.

DÉCRYPTAGE DU RECIT :

Histoire : ♥

L’histoire est empreinte de tristesse, de rancune. Il y a une scène de combat violente qui n’apporte rien au récit et des situations confuses  dans l’expression des sentiments des protagonistes que je trouve maladroites à la fin du livre. C’est pesant.

Autant je trouve que la thématique de la vengeance est un point de départ fabuleux à exploiter, car il donne de la force aux personnages, il fait naître de nombreux sentiments contradictoires, autant dans le livre, je trouve la thématique mal mise à profit, voire carrément mise à mal.

Il y a quelques scènes d’action à la fin qui réveillent un peu le livre.

Style : ♥♥

Rien à dire de spécial sur ce point. Style fluide.

Intelligence :

Des idées, mais pas assez creusées.

Humour : ♥

A trois moments du livre seulement : quand il reconnaît son parfum alors qu’elle est cachée dans son « antre » où elle étudie la botanique, quand la servante lui fait une réflexion, et quand son majordome le couvre.

Les personnages :

Malheureusement, j’ai trouvé que les personnages manquaient de charisme.

L’ensorcelante Célia Burke est assez bien décrite. Elle est très belle, gentille, passionnée de botanique. Mais elle manque de caractère. J’aime les personnages qui ont du caractère et j’ai été assez déçue par l’héroïne.

Pour ce qui est du héros, je l’ai trouvé fade. Je ne vois pas ce qu’il a de sulfureux hormis sa réputation. Il a « rattrapé » par ailleurs sa mauvaise réputation en prouvant à la bonne société qu’il savait s’intégrer – par amour pour Célia Burke. Mais il reste trop lisse, trop respectueux, trop bon garçon.

L’histoire d’amour :

Elle l’aimait déjà. Lui la découvre et succombe, mais refuse de la toucher. Le thème aurait pu être foudroyant : un homme transi d’amour qui brûle de désir pour celle qu’il aime, inaccessible d’une certaine façon.

Mais l’auteur, à mon sens, n’a pas su exploiter cet axe.

Sexe :

Je n’ai pas aimé les scènes d’amour. D’une part, parce que la plupart des scènes sont juste des fantasmes décrits verbalement par le Vicomte Darling : « j’aimerais vous faire ci, j’aimerais vous faire ça », « carressez-vous, etc… ». Je trouve cela même un peu malsain au bout d’un moment. Il a promis de ne pas la toucher et la fait se toucher elle-même à la place. ça en devient gênant voire ridicule.

Si j’ai trouvé la description des fantasmes mignonne pour la première scène de séduction  dans le jardin, ces « intentions orales » sont trop longues, trop persistantes dans le livre car cela monopolise presque toute la relation de séduction/sensualité. Et quand l’auteur passe enfin aux vraies scènes d’amour, ça n’a pas été un coup de coeur du tout. Je ne les ai pas trouvées remarquables. Il la pénètre même sans la prévenir de la douleur, et hop, après il passe à autre chose.

Dialogues :

De la vulgarité mal venue. On peut être tout à fait choquant en s’exprimant poliment.

Ce n’est pas le cas du héros qui lui, « baise ».

Rythme :

Rythme constant mais des longueurs tout de même…

Intrigue : ♥♥

Il y a deux intrigues en même temps. Bravo à l’auteure pour cela, c’est agréable.

A vous de laisser votre avis !

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