Pour lui plaire de Lorraine Heath

 

Pour lui plaire de Lorraine Heath

Note : ♥♥♥♥

On le lit d’une traite !

(Note de Miss A.)


Série : Les Vauriens de Havisham – Tome 1

Traductrice : Paul Benita

Année : 2015

Tire original : Falling into bed with a Duke

Éditions : J’ai lu / Aventures et passions/2017

Contexte : Régence

Ton : impertinent, humour

Profil du héros : aristocrate

Epoque : 19e

Protagonistes :   Minerva Dodger / Le duc d’Ashebury


Résumé du blog  :

  1. Une jeune femme peu attractive décide de découvrir la volupté et se faire déflorer en se rendant dans le très confidentiel club de Londres The Nightindale, où les femmes peuvent prendre leur plaisir. Elle y fait la rencontre d’un homme qui, intrigué par la jeune femme, va découvrir sa véritable identité. Et en tomber amoureux. Mais la jeune femme, qui n’attire que les coureurs de dot, va découvrir qu’il veut l’épouser également pour sa dot.

 

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Avis :

Pour lui plaire de Lorraine Heath

Nous avons beaucoup aimé ce livre que nous avions déjà lu en anglais ainsi que ceux de toute la série que j’ai Lu va justement publier. L’histoire n’est pas forcément folichonne, mais elle est si bien traitée, avec tellement de talent que la lecture du récit en devient passionnante.

La trame est très bien menée, le récit possède beaucoup de subtilité, d’humanité, d’intelligence.

L’auteur fait montre d’un remarquable talent.

Après l’avoir lu (d’une traite) ce tome, nous avions en anglais enchaîné sur le suivant sans attendre. Toutefois nous préférons la version anglaise.

Nous avions présumé à la lecture de ce livre que les deux frères jumeaux allaient partir en voyage. Et que celui qui était marié allait certainement mourir et que l’autre prendrait sa place. A suivre…

Résumé détaillé :

  1. Après six saisons, Minerva Dodger, qui n’est pas une beauté, est désormais une vieille fille. Seuls les coureurs de dots se précipitent pour la demander en mariage, car bien que roturier, son père est fortuné et l’a bien dotée. Minerva, lassée, les éconduit tous. De toute façon, ils ne supportent pas qu’elle donne son avis et ne soit pas une femme soumise. Bien que vieille fille, Minerva décide néanmoins de découvrir elle aussi le plaisir charnel dans les bras d’un homme et se rend au Nightindale, un club très privé et confidentiel où les femmes de l’aristocratie, délaissées par leur époux par exemple, peuvent trouver du réconfort et du plaisir dans les bras d’un autre homme de l’aristocratie. Elle y rencontre le sublime et mystérieux Duc d’Ashebury qui a un coup de foudre sur ses jambes quand Minerva arrive masquée. Mais ne s’attaquant qu’aux femmes d’expérience, il refuse de la déflorer et la fait ramener chez elle dans son fiacre. Il découvre ainsi où elle a été déposée : au Twin Dragons, une salle de jeu où les femmes peuvent jouer. Quant à Minerva, cette rencontre ne l’a pas laissée insensible, elle est totalement séduite par le duc, sa beauté, sa gentillesse et sa droiture. Ashebury, est bien décidé à découvrir quelle femme se cache derrière le masque. De par leur milieu, Minerva et Ashebury se recroisent. Ashebury ne tarde pas à faire le rapprochement entre la femme qu’il a vue au club et Minerva, tandis que cette dernière pense toujours préserver le mystère qui n’en est plus un pour le duc. Mais des difficultés financières s’abattent sur lui. Bloqué sur les chiffres, il avait confié ses affaires à un cabinet. Or les investissements réalisés l’ont quasiment ruiné. Il n’a d’autre choix que de se marier avec une femme riche, le genre d’hommes que fuie Minerva. Ashebury tait alors ses difficultés pécuniaires. Passionné de photographie, il prend en photo Minerva un autre soir au club dans leur chambre et découvre qu’elle porte une tâche de naissance reconnaissable. Puis il lui fait partager également ses photographies d’Afrique. Une nuit au club, n’y tenant plus, il cède et la déflore avec maints égards et beaucoup de délicatesse. Minerva est déjà sous le charme, totalement conquise. De bal en bal ils se revoient et chaque soirée les rapproche un peu plus, au grand dam du frère aîné de Minerva, le très protecteur Duc de Lovingdale, qui voit d’un très mauvais œil ce débauché de Ashebury fréquenter sa sœur. Néanmoins, il accepte qu’il la photographie dans son jardin. Acculé financièrement, Ashebury doit délaisser sa maison londonienne pour vivre dans la maison de ses parents décédés dans un accident de train. Hanté par le souvenir de ses parents dans cette maison, il n’y a pas remis les pieds depuis 20 ans, mais n’a d’autre choix. Un soir de bal, il lui demande sa main. Minerva accepte, mais le lendemain, la jeune femme entend par inadvertance une conversation entre deux langues de vipère se rire d’elle car elle qui fuyait les coureurs de dot vient de tomber en plein dans la gueule du loup. Effondrée, Minerva se rend chez lui pour en avoir le cœur net. Ashebury lui confirme l’état de ses finances et lui fait du chantage : si elle ne l’épouse pas, il divulguera à son père qu’il l’a déflorée pour la contraindre au mariage, sans compter que le tout Londres connaîtra l’existence des photos. Le cœur brisé, Minerva rentre et explique à ses parents qu’elle a fait une grosse bêtise et ses parents l’assurent de leur soutien. De son côté Ashebury va trouver son tuteur, considéré comme fou mais au grand cœur, pour bénéficier de ses conseils. Ce dernier lui explique qu’il a le même problème qu’avait son père : une incapacité à comprendre les chiffres. Son tuteur le rassure également sur ses sentiments : il aime Minerva Dodges. Et s’il l’aime vraiment est-il prêt à l’épouser même sans dot ? Ashebvury se précipite alors chez le père de Minerva et lui explique que pour dissiper tout malentendu, il épousera Minerva sans dot, qu’il vendra le peu qu’il a pour parvenir à l’investir et à vivre avec. Minerva finit par accepter de l’épouser. Plus tard, c’est elle, qui a un puissant sens des affaires, qui gère les investissements du couple qui a refait fortune.

Personnages principaux :

-L’héroïne : Minerva : intelligente, indépendante, esprit très moderne, aiguisé, vif, stratège et tactique, sens de la répartie, personne humble, pudique, mature, roturière fortunée.

-Le héros : Ashe : aristocrate, artiste, débauché, beau comme un dieu, coureur de jupon, blessé par la disparition de ses parents, intelligent, sens de la répartie, loyal, droit, prévenant.

 

Points positifs : Peu de longueurs, une trame travaillée soigneusement, des réparties exceptionnelles en termes de jeux de mots, de bonnes idées, beaucoup d’originalité, une histoire fraîche, des personnages très attachants.

Hormis une scène où le héros est détestable (quand il fait du chantage), l’auteur parvient à dépeindre avec brillo un superbe héros, prévenant, humain, taquin et joueur, pétri de qualités.

 

Points négatifs :

  • Un début de livre avec une thématique délicate : les clubs de rencontre, mais l’auteur se rattrape en justifiant sainement toutes les démarches. Les justifications sont parfaitement cohérentes.
  • Une scène gênante dans le livre : quand le héros est démasqué sur ses intentions d’épouser l’héroïne pour son héritage et qu’il use alors du chantage pour la contraindre à l’épouser. Le héros qui paraissait fort sympathique au lecteur, devient soudainement méprisable.
  • Est-ce la mode du prénom Minerva ? En ce moment au moins un livre de romance sur trois met en avant une héroïne avec ce prénom…

3  incohérences :

  • Comment une jeune femme à cette époque peut-elle s’éclipser le soir sans chaperon, sans dire où elle se rend, ni devoir de compte à sa famille ? C’est peu crédible…Et comment rentre-t-elle en pleine nuit sans susciter la suspicion de ses parents ?
  • Il est étonnant dans un club fermé où les femmes viennent masquées prendre du plaisir, que ce soient les hommes de l’aristocratie (mariés ou pas) qui le leur donnent. Connaissant les hommes, après, n’importe lequel peut aller se vanter d’avoir couché avec la femme d’un autre car il doit arriver que l’on reconnaisse les femmes.
  • L’auteur s’est inspirée d’un véritable club de plaisir pour femmes ouvert en 1858. L’histoire de l’auteur se passe en 1878, à l’apogée du puritanisme victorien. Pas sûre que ce serait passé.

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En détail :

Pour lui plaire de Lorraine Heath

Titre : ♥♥♥♥

Couverture : ♥♥♥♥♥

Style : ♥♥♥♥

Intelligence : ♥♥♥♥♥

Humour : ♥♥♥♥♥

Love : ♥♥♥♥♥

Sexe : ♥♥♥♥♥

Dialogues : ♥♥♥♥♥

Rythme : ♥♥♥♥♥

Intrigue : ♥♥♥♥♥

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Plus d’infos sur ce livre sur le site de J’ai Lu pour elle, Aventures et passions :

Pour lui plaire de Lorraine Heath


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