L’échappée belle de Mary Balogh

 

 L’échappée belle de Mary Balogh

Note : ♥♥

Lamentations et ennui

(Note de Zoé)

Mary Balogh - Un-mariage-surprise

L’échappée belle de Mary Balogh

 

 

Fiche de Mary Balogh


  • Série : Le club des survivants – tome 3
  • Titre original : The escape
  • Année : 2014
  • Traductrice : Viviane Ascain
  • Éditions : J’ai Lu / Aventures & Passions / 2015
  • Contexte : Régence
  • Ton : 100% romantique
  • Profil de héros : aristocrate
  • Pays : Angleterre
  • Période : 19e siècle
  • Protagonistes :  Samantha McKay / Sir Benedict

 

Résumé officiel : Après s’être dévouée corps et âme à son époux, Samantha McKay espère profiter un peu de la vie. C’est compter sans sa belle-famille qui veut lui faire porter le deuil et la cloîtrer. Ces gens sectaires sont persuadés que le sang bohémien qui coule dans ses veines la poussera à déshonorer leur nom. Effectivement, la jeune veuve a bien l’intention de se rebeller et de faire une proposition scandaleuse à son nouveau voisin, sir Benedict. Infirme, lui qui se rêvait général ne se sent plus à sa place nulle part. Pourquoi n’aiderait-il pas Samantha à fuir au Pays de Galles où elle possède une chaumière ? Ainsi commence l’échappée belle de ces deux êtres à qui la guerre a tout pris mais qui, dans le secret de leur cœur, gardent espoir de reconquérir leur liberté…

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Notre Avis sur ce livre :

L’échappée belle de Mary Balogh

 

On s’ennuie cruellement en lisant se livre, également assez indigeste.

Nous avons globalement de plus en plus de mal avec les livres de Mary Balogh lesquels sont, pour nous au blog, à contre courant de ce que nous attendons d’une romance historique qui se doit de rester  un DIVERTISSEMENT, pas une histoire qui nous rappelle toutes les souffrances de la vie et du quotidien, comme s’évertue dans chaque livre à nous le faire vivre Mary Balogh.

Pour la souffrance, nous préférons lire des biograhies, beaucoup plus instructives et réalistes.

La romance historique doit rester un divertissement.

Nous lisons pour sortir de notre quotidien, pour rêver, pour nous identifier aussi à certaines héroïnes qui nous plaisent et ce genre d’histoire et de personnages ne nous font absolument pas rêver. Comme si nous n’avions pas assez notre lot de difficultés au quotidien !

Je doute que Mary Balogh  ait une vie difficile pour goûter ce genre d’histoire. Les auteurs qui savent ce que lutter dans la vie signifie ont une nature naturellement gaie et résolument combattive, à l’instar de Sabrina Jeffries qui a connu bien des difficultés, notamment à gérer au quotidien un fils autiste, et qui raconte des histoires pétillantes et pleines de vie et d’humour. Ce qui ne l’empêchent pas de dépeindre des meurtres et des familles marquées par la vie. Mais sans se lamenter ni en se complaisant dans la souffrance et la mélancolie.

Dans ce récit, l’héroïne s’écoute, manque de caractère. Tout est gnan-gnan. On ne sent aucune force de caractère. Elle est apathique, soumise.

Elle ressasse son passé avec un mari qu’elle n’aimait plus au lieu de tourner enfin la page et d’avancer une fois qu’il n’est plus là. Au lieu d’être enfin heureuse, ce qui est logiquement ce qu’elle attendait, ne plus avoir à sa charge son mari, au contraire, elle se morfond et se plaint en permanence en pensant à ce qu’elle a vécu. On ne la comprend pas.

De plus, trouvez-vous amusant quand votre vieille tante se plaint de ses problèmes de santé, de son arthrose, de ses voisins, etc…? Et bien c’est pareil à la lecture d’un livre. Entendre quelqu’un se plaindre tout au long du livre, et bien, n’hésitons pas à le dire, c’est chiant ! Ce n’est vraiment pas plaisant pour le lecteur.

L’apogée de la bêtise survient quand l’héroïne apprend qu’elle est riche. Ce qui implique qu’elle va enfin être libre et ne plus dépendre de sa belle famille. C’est ce dont elle rêvait  : Etre libre et ne plus dépendre d’eux ! Et bien au lieu de se réjouir, ce qui est la logique des choses, elle dit qu’elle va devenir riche et que être riche va être « un fardeau ». (Au passage, où est la décence pour les lectrices qui ont connu des problèmes d’argent et savent ce que c’est que de traverser des crises financières ?).  Même les bonnes nouvelles ne réjouissent pas l’héroïne, elle voit toujours le côté négatif d’une situation. Rien ne lui fait plaisir. Psychologiquement, puisque nous avons une psychologue au blog, nous pouvons le dire avec son assentiment : l’héroïne a tout à fait le format d’une femme qui ne sera jamais heureuse. C’est une emmerdeuse née. Une « vieille » avant l’âge.

On ne peut aider quelqu’un qui de toute façon décide de voir la mauvaise face de la vie et l’héroïne a tout à fait la mentalité d’une femme qui va constamment se plaindre de quelque chose, ça n’ira jamais.

Le héros, quant à lui, est abominablement fade, trop lisse, trop plat. Il manque incontestablement de relief.

Il n’y a aucun humour dans le livre, le rythme est horriblement lent. Si lent qu’on a l’impression d’entendre le tic-tac d’une vieille horloge (je reporte les commentaires relevés lors du debrief sur ce livre).

Le livre surfe sur la vague de la mélancolie, de la lamentation.

Les propos tenus par l’héroïne page 327 sur le travail et sur son grand-père sont limites. Nous nous demandons comment l’éditeur n’a pas demandé à l’auteur de remanier le texte dont la connotation est méprisante, notamment pour ceux qui relèvent leurs manches et travaillent. Sur 8 personnes du blog In the mood for Love à l’avoir lu, nous sommes 8 à n’avoir vraiment pas apprécié le sous entendu méprisant et dégradant concernant le travail. Pour qui se prend donc l’héroïne ?

De plus, Mary Balogh ne lésine pas sur la caricature des personnages. Entre l’histoire du grand-père, celle de l’héroïne et celle du héros, on frôle vraiment la caricature et on dirait que l’auteur ne se complet que dans les personnages qui souffrent.

L’histoire d’amour est insipide, la relation des héros « collet monté ».

Bref, de page en page, on attend avec une infinie patience d’arriver à la dernière page pour enfin en avoir fini.

Les points forts : le style peut-être.

Les points faibles : le rythme, les personnages, les lamentations de l’héroïne, le contexte habituel avec des gens abîmés par la vie. Le récit est sans saveur, l’histoire d’amour sans relief.

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En détail :

L’échappée belle de Mary Balogh

Titre : ♥♥♥

Couverture :

Histoire : ♥

Style : ♥♥♥

Intelligence :

Humour : ↓

Dialogues : ♥

Les personnages : ↓

L’histoire d’amour : ♥

Sexe : ♥

Rythme : ↓

Intrigues : ↓

 

One comment

  1. De temps en temps, un livre de Mary Balog, ça va. Elle verse dans la mélancolie, je suis d’accord, c’est son truc, les histoires tristes.
    Faut juste pas en lire trop sinon c’est la déprime assurée. A petite dose.

     

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