Lady Harriet d’Eloïsa James

 

Eloisa James - Lady Harriet
Eloisa James – Lady Harriet

Note du blog : ♥♥1/2

Insipide

(Noté par Miss A.)

 

Lady Harriet d’Eloïsa James

 

Fiche d’Eloisa James

 


  • Série : Les Duchesses – Tome 2
  • Titre original : duchess by night
  • Année : 2008
  • Traductrice : Nicole Hibert
  • Éditions : J’ai Lu / Aventures & Passions / 2015
  • Contexte : Les échecs / l siècle des lumières
  • Ton : 100% romantique
  • Profil de héros : aristocrate
  • Pays : Londres
  • Période : 18e siècle
  • Protagonistes : Lord Strange/Lady Harriet

 

Résumé officiel : Jeune veuve de vingt-sept ans, lady Harriet, duchesse de Berrow, s’ennuie. Lorsqu’une amie effrontée annonce son intention d’aller « perdre son innocence » dans le temple de la débauche, à savoir Fonthill, la demeure du sulfureux lord Strange, Harriet décide de l’accompagner pour mettre du piment dans sa vie. Mais impossible de s’encanailler sous sa véritable identité. C’est donc déguisée en homme qu’elle arrive chez le séduisant Jem Strange. Mais les choses se corsent lorsque ce dernier, jugeant ce « M. Cole » bien trop efféminé, entreprend de faire son éducation virile… tout en luttant contre une inexplicable attirance qui le déstabilise au plus haut point !

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Notre Avis sur ce livre :

Lady Harriet d’Eloïsa James

 

Nous nous faisions une joie de retrouver Jemma et son entourage. Après les deux premiers tomes fantastiques, nous nous attendions à un nouveau chef d’œuvre dans la même veine. Que nenni !

Autant les autres histoires de la série nous avaient épatées, autant celle-ci nous a abîmées dans l’ennui.

Harriet déguisée en garçon tombe trop facilement dans les bras de Lord Strange. Ce dernier a deviné à sa façon de rougir qu’elle est en réalité une femme. Malheureusement, il aurait été plus drôle de savoir dans l’histoire que le héros s’était aperçu de la supercherie plus tôt. Cela aurait donné lieu à des pensées beaucoup plus drôles puisque le héros en profite pour la pousser dans ses retranchements. On aurait senti qu’il se moquait gentiment d’elle et qu’il admirait sa pugnacité par exemple.

Le couple s’aime, vit d’amour et d’eau fraîche, de façon insouciante pendant des semaines, puis vient l’épreuve de la petite fille malade, mordue par un rat, puis la bouderie de Lord Strange quand il découvre qu’elle est duchesse. Rien d’exaltant.

Ce que l’on ne comprend pas non plus, c‘est que l’habit de fait pas le moine. Or, Lady Hariett séduit Lord Strange par son caractère plus masculin, moins frivole que celui des femmes. Mais si elle est déguisée en garçon, elle n’en est pas moins une vraie femme mentalement. Elle n’a même rien d’exceptionnel par rapport aux autres représentantes de la gente féminine. Ce n’est pas parce qu’elle ressemble à un garçon qu’elle a le caractère d’un garçon. Nous ne voyons pas même ce qu’elle a de masculin hormis qu’elle n’est pas enquiquinante, ni capricieuse et de caractère assez simple, pas compliqué.

De plus, Lord Strange s’entoure d’une ribambelle de nunuches du spectacle qu’il prend pour la femme moyenne. Donc forcément, Lady Harriet, bien que très commune, lui apparaît comme merveilleuse et atypique.

Cette histoire d’amour entre Lady Harriet et Lord Strange nous semble comme un plat sans saveur. Le livre, truffé d’incohérences et trop long, peine à décoller. On ne cerne pas la trame de l’auteur. Où veut-elle en venir ?

Malgré un superbe nom – Lord Strange – le héros ne nous a pas convaincu non plus. Il connaît à peine Harriet qu’il se confie à cœur ouvert sur sa vie, sur ses faiblesses, ses soucis, etc…sans aucune pudeur. Comment peut-on admirer un homme qui n’a pas de retenue ? Il est même sur le point de lui confier ce qu’il a de plus précieux (sa fille) sans même connaître le nom de famille d’Harriet ni où elle habite. Il confie sa fille à une parfaite inconnue dont il s’est éprise ! Cela paraît incompréhensible et peu crédible.

Le héros est une personnalité importante qui semble sensée. Et pourtant il demande à Harriet de l’épouser sans même savoir d’où elle vient ni qui elle est au bout de très peu de temps. L’héroïne a tout d’une femme du monde, mais cela ne semble pas intriguer le héros outre mesure.

Énorme incohérence dont l’auteur s’explique heureusement à la fin : l’héroïne n’aurait jamais pu siéger en tant que juge à la place de son mari à cette époque. c’est une liverté de l’auteur.

Autre incohérence : en aucun cas, en Angleterre à une époque ultra misogyne comme celle-ci, où les femmes avaient cent fois moins de droits que les françaises, l’héroïne aurait pu être à la tête d’un duché. Il serait revenu de droit à l’héritier mâle de la lignée de son mari. Et son neveu, même mineur, s’il n’avait pas de père, aurait été épaulé par un représentant mâle désigné de façon testamentaire. Mais pas par l’héroïne.

Seule les reines avaient droit au pouvoir à cette époque en Angleterre.

D’autre part, l’histoire d’Isidore dont le mari est parti depuis dix ans à l’étranger et qui revient subitement pour l’épouser parce qu’il sait qu’elle est chez Lord Strange à la réputation sulfureuse est tout bonnement ridicule. Comment aurait-il pu être prévenu à cette époque en si peu de temps et revenir dans la foulée ? Surtout qu’aux dernières nouvelles, ce dernier était sur les bords du Nil…

Le cas de la morsure du rat est vraiment trop grosse. D’autant plus que les rats de mordent pas comme cela.

Les points forts : le style de l’auteur, nous retrouvons quelques personnages des livres précédents que l’on découvre un peu plus, comme Isidore et Villier. Des nunuches sympathiques.

Les points faibles : Des longueurs, une histoire d’amour molle et plate. Une petite faute de frappe p302 à Fonthill (omission du « h »), mais nous n’en mourrons pas.

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En détail :

 

Lady Harriet d’Eloïsa James

 

Titre : ♥♥

Couverture : ♥♥

Histoire : ♥♥

Style : ♥♥♥♥

Intelligence : ♥♥

Humour : ♥

Dialogues : ♥♥

Les personnages : ♥♥

L’histoire d’amour : ♥♥

Sexe : ♥♥

Rythme : ♥

Intrigues : ♥

 

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