La femme de Gabriel de Robin Schone

 

 

Robin Schone - la femme de Gabriel

La femme de Gabriel de Robin Schone

 Note : ♥♥♥

Un bon divertissement

mais de nombreuses incohérences

(Note de Rouge Toujours)

 

Fiche de Robin Schone

 

  • Série : Les anges – Tome 2
  • Titre original : Gabriel’s woman
  • Traduction : Agathe Nabet
  • Année : 2001
  • Éditions : J’ai Lu aventures & Passions 2015
  • Ton :  vengeance, suspense, très érotique
  • Contexte :  Maison Close
  • Pays : Angleterre
  • Période : 19e
  • Protagonistes :  Gabriel  / Victoria

 

Résumé : 

Gabriel, un homme au passé trouble, est le propriétaire d’une maison de tolérance. Un soir, une jeune inconnue parvient à franchir les portes de sa maison close et propose son pucelage aux enchères.

Gabriel l’achète pour 2000 livres, une vraie fortune, car il a compris que la jeune femme est envoyée par son ennemis.  Un homme qui veut sa peau et qu’il est bien décidé à tuer.

Mais Gabriel qui n’a pas touché une femme depuis plus de quatorze ans va céder à la jeune femme.

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Avis sur le livre

La femme de Gabriel de Robin Schone

Dans l’ensemble, nous avons beaucoup apprécié ce livre qui fut un bon divertissement. C’est la raison nous avons mis 3 étoiles à la fiche de lecture. L’histoire d’amour est assez belle entre Gabriel et Victoria, et Robyn Schone nous entraine avec facilité dans cette histoire à laquelle nous restons accrochées malgré de nombreuses incohérences.

Le livre débutait merveilleusement à la première page : le style était atypique, plus moderne, tout en demeurant littéraire.Nous avons tout de suite été conquises par la plume de l’auteur.

Et puis à la deuxième page du livre, première grosse boulette :

Nous lisons la phrase : « elle leur avait enseigné le huitième pêché mortel et ils en avaient brisé le pouvoir », en parlant de la prostitution.

A notre humble connaissance, la luxure est le cinquième pêché capital. D’autre part, nous avons beau avoir dans l’équipe une agrégée de français, nous cherchons encore à comprendre le sens de la phrase qui nous dépasse totalement : Briser le pouvoir du huitième pêché ? Qu’est-ce que cela signifie exactement ???

Cela fait huit jours que nous nous faisons des nœuds au cerveau pour comprendre…

En revanche, nous sommes positivement rentrées dans l’intrigue amoureuse – bizarre mais intéressante – entre Gabriel et Victoria, même si presque TOUTE leur relation se passe quasi exclusivement dans une chambre à coucher (ou sous la douche). Les personnages sont malheureusement complètement déséquilibrés depuis l’enfance, détraqués dans leurs têtes, ce qui n’est pas notre tasse de thé, mais l’histoire est bien tournée et avec habileté par l’auteur. Suffisamment pour nous avoir donné envie sans problème de lire le livre jusqu’au bout. Surtout que le début du livre nous a régalées avec d’excellents dialogues.

Nous n’avons pas été très adeptes des scènes sensuelles, étant donné que la volonté des blogueuses d’In the Mood for Love est de privilégier la romance à la sensualité. Or, ce livre est catégorisé « sensualité », donc forcément, la romance n’est pas le propre du livre.

Mais la relation entre les héros est belle : Gabriel protège Victoria au prix de sa vie. On sent la virilité masculine qui dégouline, teintée de douceur et de respect, et à cela, on ne peut que succomber quand on aime la romance !

Victoria nous paraît toutefois un peu trop empressée d’avoir des rapports sexuels. Il faut bien le dire, elle n’en peut plus, elle a les hormones au plafond comme une nymphomane. L’on peut dire que si les héros n’ont pas essayé toutes les positions du kamasutra, en tout cas, ils ont fait le tour de l’ensemble des pratiques alors que 24h auparavant l’héroïne était encore vierge.

Le style rédactionnel de l’auteur, au départ vivifiant, s’est avéré très vite insupportable, car Robin Schone ne se renouvelle pas. En dépit de mots choisis, ses figures de styles et ses tournures grammaticales restent les mêmes, sur toutes les pages. Ses jeux de phrases courtes qui nous ont au départ séduites deviennent pénibles car trop systématiques. Mais le plus pesant reste le fait qu’elle répète en permanente les dialogues des protagonistes dans les chapitres suivants sous forme de pensées. c’est une bonne technique littéraire, intéressante. Mais l’auteur l’utilise de façon incessante. Bref, au fur et à mesure, la forme gâche le fond pourtant bien tourné. Le style est vite devenu grinçant à lire, comme le même vieux disque qui tournerait pendant 376 pages. A la fin, on ne le supporte plus.

En revanche, l’intrigue du deuxième homme nous a captivées jusqu’à la page 340. Nous étions accrochées au livre ! Après, cependant, c’est le déclin. La découverte du deuxième homme (le criminel qui a envoyé Victoria à Gabriel) se fait de façon un peu brusque et irrationnelle dans le récit. Et finalement, dans les dernières pages, quand on découvre qui est enfin le deuxième homme, nous  avons toutes été très déçues.

L’intrigue autour du deuxième homme est incohérente.

Nous n’avons pas même compris quel était le problème avec le deuxième homme. Nous comprenons que Gabriel veuille le tuer, mais pourquoi le deuxième homme chercherait à faire encore du mal à Gabriel ou à le tuer ? Par perversité ? Et pourquoi lui avoir envoyé Victoria, c’est incompréhensible et tiré par les cheveux. Surtout qu’il n’était pas sûr qu’une jeune femme envoyée parvienne à passer la barrière des gardes de la maison close. Une jeune femme aurait très bien pu se rabattre également sur une autre maison close. Enfin bref, ce n’est pas logique. Si le 2e homme voulait lui faire du mal, il avait 50 moyens de le faire autres que cette intrigue compliquée qui ne tient pas debout mais dont avait besoin l’auteur pour bâtir son histoire.

A la toute fin, nous sommes encore plus déçues quand nous avons ressenti une espèce d’ambiance malsaine entre les deux couples. Les deux hommes s’aiment. Ils sont aussi mariés et aiment leurs femmes. Gabriel avant était très attiré par la femme de son ami. Et pour finir, une des femmes offre en cadeau de mariage un godemichet à l’autre. On dirait deux couples échangistes…

En revanche, on ne pouvait formuler la critique sans évoquer la crise cardiaque que les blogueuses d’Inthemoodforlove ont failli avoir en lisant la page 359 : « Je crois que les anges connaissent le désir, autrement, ils ne connaîtraient pas l’amour. » => phrase hautement hérétique pour les blogueuses qui implique que si l’on a du désir, on aime. C’est réduire l’amour à l’attrait physique et à la sensualité et non aux sentiments.

Peu crédible en tout cas, le livre est truffé d’incohérences, mais un formidable suspense nous tient en haleine et le rythme fait que l’histoire nous fait palpiter. La couverture est à tomber. Toutes les lectrices se sont jetées sur le livre comme des oursonnes sur un pot de miel en voyant la couverture.

Et l’histoire d’amour, dans sa globalité, nous a beaucoup plue.

Les points forts : un bon rythme, une histoire difficile bien mais tournée par l’auteur, de très bons dialogues, un bon vocabulaire, des idées.

Les points faibles :  trop d’incohérences, la deuxième intrigue ne tient pas debout, un côté malsain, on ne sait plus qui aime qui, qui est attiré par qui.

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En détails :

La femme de Gabriel de Robin Schone

 

 

Titre : ♥♥♥

Couverture : ♥♥♥♥♥

Histoire : ♥♥♥

Style : ♥♥♥

Intelligence : ♥♥

Humour : ↓

Dialogues : ♥♥♥♥

Les personnages : ♥♥♥

L’histoire d’amour : ♥♥♥

Sexe : ♥

Rythme : ♥♥♥

Intrigues : ♥♥

A vous de laisser votre avis !

One comment

  1. Gabriel est bien trop blessé par la vie pour être normal. D’autre part, il saute sur Victoria trop facilement après quatorze ans d’abstinence pour lui faire d’un coup tout découvrir. C’est un peu trop rapide à mon goût. Mais il est si magnifique, on lui pardonne.
    Le personnage de Victoria n’est pas trop réussi.
    D’accord avec vous sur la fin. On ne sait plus qui aime qui, c’est un peu malsain. Mais le livre reste une belle histoire. j’ai beaucoup aimé.

     

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