Interview Eléonore Fernaye

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Interview Eléonore Fernaye

 

17 février 2015

 

Jeune auteure talentueuse aux Editions Milady, Eléonore Fernaye sort pour ce printemps son troisième Opus de la saga française : « La Famille d’Arsac ». Pour mieux connaître celle qui a donné vie à l’Audacieuse Sarah, à la Scandaleuse Elizabeth et bientôt à l’Aventureuse Constance, cette interview devrait vous éclairer sur cette écrivain qui affectionne tout particulièrement le siècle des lumières…

In the mood for love : A travers vos livres, nous venons de découvrir une écrivain au talent très prometteur. Quel parcours vous a conduit à devenir écrivain de Romance historique ?

Eléonore Fernaye : Je suis une grande lectrice de romance. Avant de me mettre à la littérature romantique, j’ai dévoré des shôjo manga pendant mon adolescence, et j’étais transportée par les histoires d’amour.
Par la suite, j’ai étudié l’histoire et ai orienté une partie de ma vie autour de cette passion : j’ai travaillé au château de Versailles et me suis mise à la reconstitution historique. Professionnellement, j’ai bifurqué pour devenir traductrice littéraire.
A force de lire et de travailler des textes, j’ai eu envie de m’y mettre. J’ai parlé de mon projet à Stéphane Marsan, qui dirige les éditions Bragelonne – Milady, et il m’a fait confiance pour un premier roman. La suite… vous la connaissez !

In the mood for love : Dans vos deux premiers livres, vous mêlez à la fois culture américaine et française, pourquoi ce choix ?

E.F : Quelque part, il y a un peu l’idée d’essayer conquérir le marché américain à moi toute seule (oui, je suis modeste), et je me suis dit que cela attirerait peut-être plus les lectrices car c’est une époque moins explorée.
Ensuite, j’aime bien m’interroger sur le choc des cultures, la rencontre de deux êtres mais aussi de deux pays que tout pourrait, en apparence, opposer.
Enfin, comme mes héros sont nobles et sur le point d’affronter la Révolution, j’avais « besoin » de les mettre à l’abri.

In the mood for love : Pourquoi une prédominance pour la période du 18e siècle ?

E.F : C’est une période assez glamour, non ? Si l’on oublie les perruques poudrées et le teint plombé, bien entendu…
Blague à part, c’est une époque très intéressante, faite de changements sociaux, intellectuels, politiques… il y a beaucoup de choses à explorer, je pense.

In the mood for love : Votre style a considérablement évolué entre le premier tome et le second. Comment l’avez-vous travaillé ?

E.F : Pour commencer, quand j’ai attaqué mon second roman, j’en avais déjà un à mon actif ! Le fait de savoir que j’y étais arrivée une fois m’a sans doute beaucoup libérée.
En outre, je me suis remise à lire en français (pour mon travail comme par plaisir, je lis essentiellement en anglais), ce qui m’a redonné le goût et les sonorités de la langue.

In the mood for love : D’où émergent vos idées pour la création d’un livre ?

E.FJe pars souvent d’une image ou d’un concept. Pour « Scandaleuse Elisabeth », je voulais absolument faire une scène à l’opéra, par exemple. Une fois que j’ai une trame, les images surgissent d’elles-mêmes : je « vois » une interaction entre les personnages ou un lieu. Parfois, les héros me soufflent même leurs dialogues à l’oreille.

In the mood for loveQu’est-ce qui vous séduit le plus chez un(e) homme/femme de façon générale ?

E.F :L’échange qui s’engage entre la personne et moi.

In the mood for love Le contexte historique est fort, et c’est un régal pour le lecteur, comment effectuez-vous vos recherches pour sélectionner les informations dont vous avez besoin ?

E.FLe fait d’avoir une formation en histoire me permet d’avoir quelques ouvrages de références sur la vie quotidienne ou sur la politique, et d’effectuer des recherches parfois plus poussées. Je fouille aussi beaucoup le net à la recherche de sources fiables (il y a beaucoup de bêtises mais aussi beaucoup de très bonnes choses), et je m’appuie sur des documents d’époque, en particulier les mémoires.
Enfin, pour les costumes, je me fie à la fois à ma passion pour la reconstitution historique et à mes amis qui sont très calés sur la question, et je complète mes recherches dans les expositions consacrées au sujet (aux musée des Arts Décoratifs, par exemple).

In the mood for love : Quel est votre pêché le plus inavoué ? (gourmandise, orgueil…)

E.F :  Vaste question…
Le plus avoué, c’est la gourmandise.
Le plus inavouable, c’est la luxure.
Le plus inavoué, c’est… l’envie.

In the mood for loveComment vous décririez-vous en trois mots ?

E.FExigeante, travailleuse et gourmande.

(J’ai dû beaucoup réfléchir)

In the mood for love : Comment parvenez-vous à trouver le temps d’écrire et à quel moment aimez-vous/pouvez-vous écrire (tôt le matin, comme Amélie Nothomb ? tard dans la nuit ?)

E.FNormalement, j’écris quand le reste est terminé : le travail, la vie de famille… ce qui fait qu’en général j’écris le soir et le week-end. Le pire, c’est que l’inspiration vient généralement au moment de me coucher ! A force, j’ai pris l’habitude de garder mon téléphone sous la main pour noter les idées qui fusent alors que mon ordinateur est éteint.
Mais lorsque je me consacre exclusivement à l’écriture (comme quand il faut finir un roman en deux semaines alors qu’il m’en reste un tiers à rédiger), je suis très efficace le matin.

In the mood for love : Pouvez-vous nous parler de votre prochain livre ?

E.FAprès Elisabeth et Louis, nous suivons désormais Constance dans sa tentative de gagner l’Amérique avec sa mère et d’y retrouver son frère et sa soeur. Elle s’embarque donc sur un navire dont le capitaine ne la laisse pas indifférente… je dirais même qu’elle aimerait volontiers lui mettre une ou deux claques ! Mais de l’animosité à la passion, il n’y a qu’un pas, qu’ils franchiront peut-être…

In the mood for love : Après la Famille d’Arsac, à quelle famille allez-vous vous attaquer ?

E.FCe n’est pas encore clairement défini, mais j’ai en tête l’histoire de cinq frères et soeurs (oui, ça fait beaucoup) disgraciés par le pouvoir royal. Pourquoi ? Comment ? A quelle époque ? Cela reste à voir (mais j’ai déjà les prénoms).




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