Enquêtes historiques : Nicolas Le Floch de Jean-François Parot

Jean-François Parot_ Nicolas-le-Floch

Enquêtes historiques : Nicolas Le Floch de Jean-François Parot

 

Jérôme Robart interprète Nicolas Le floch

 

Époque : 18e siècle
Héros : Nicolas Le Floch, commissaire de police
Pays : France

 

Extrait du site www.nicolaslefloch.fr :

 

Contexte :

Si l’on en croit le premier roman, Nicolas – qui a presque vingt-deux ans à la fin de janvier 1761 – serait né à la fin de 1738 ou au début de 1739, mais Le Crime de l’hôtel Saint-Florentin et Le Cadavre anglais mentionnent tous deux qu’il est âgé de trente-quatre ans en octobre 1774, repoussant ainsi sa date de naissance à 1740, ce qui peut apparaître de la part de l’auteur comme une difficulté à assumer le vieillissement de son héros.

Comme beaucoup d’enfants au XVIIIe siècle, Nicolas est un enfant trouvé. Déposé dans la crypte de la collégiale de Guérande, près des « gisants jumeaux » du seigneur de Carné et de sa femme, il a été élevé par le chanoine Le Floch, dont il porte le nom, et sa gouvernante Fine, Mlle Joséphine Pelven, bretonne de Cornouailles.

Bien que très strict quant aux principes qu’il lui a inculqués, le chanoine a su prodiguer à Nicolas tout l’amour que ce dernier aurait été en droit d’attendre d’un père : Nicolas ne l’oubliera jamais.

Enfant, il a partagé les jeux des petits paysans, lesquels – comme la soule – étaient plutôt violents : il y a acquis la résistance physique qui lui permet de se livrer, dans les enquêtes, aux acrobaties les plus risquées. Élève au collège des Jésuites de Vannes, il a reçu par ailleurs de son parrain, le marquis de Ranreuil, une éducation de gentilhomme humaniste.

Il sait donc monter à cheval, chasser et manier l’épée. Il a également appris l’anglais, les échecs et lu, de façon très éclectique, les romans de chevalerie et les philosophes des Lumières. Il a aussi appris à cuisiner avec le marquis et la cuisinière du chanoine, Fine.

Devenu clerc de notaire à Rennes, il file le parfait amour avec Isabelle de Ranreuil, la fille de son parrain, lorsque ce dernier l’envoie à Paris en novembre 1759 avec une lettre de recommandation pour M. de Sartine, « magistrat à Paris » et ami du marquis.

En attendant sa rencontre avec Sartine, il apprend à déjouer les pièges de la capitale et travaille comme apprenti herboriste aux côtés du père Grégoire, qui l’héberge au couvent des Carmes déchaux.

Ayant enfin eu l’entrevue attendue avec Sartine, il est nommé secrétaire du commissaire Lardin, chez qui il loge jusqu’à la disparition de son hôte, disparition sur laquelle Sartine le chargera d’enquêter : ce sera sa première enquête. Pendant quinze mois, il apprend, grâce à Lardin, le métier de policier et suit par ailleurs des cours de droit chez M. Noblecourt, ancien magistrat, et parfait sa connaissance de Paris. Au cours de ces quinze premiers mois passés dans la capitale, il a également une liaison avec Antoinette Godelet, jeune femme de chambre de l’épouse du président du Parlement.

Il retrouve Antoinette en février 1761. Entretemps, violée par un cousin du président, elle a accouché d’un fils – qu’elle affirme être issu de ce viol – et, l’ayant placé en nourrice à Clamart, elle a dû, pour subvenir à ses besoins, devenir l’une des filles de la Paulet, sous le nom de « la Satin ».

En janvier 1761, à la mort de son tuteur, Nicolas revient à Guérande où son parrain lui interdit de revoir Isabelle. Croyant que le marquis de Ranreuil le méprise, il le quitte sur une violente dispute. Or, en avril de la même année, à la mort du marquis de Ranreuil, il apprend par le roi que le marquis est son père et Sartine l’informe que sa mère, une fille noble, est morte à sa naissance.

Le roi veut lui restituer son nom et ses titres, ce que Nicolas refuse pour ne pas priver sa demi-sœur de son héritage. Cependant, Isabelle lui fait parvenir la chevalière de leur père, aux armes du marquis, celle-là même qui lui vaut, dans L’Homme au ventre de plomb, les sarcasmes du comte de Ruissec, et en 1772, elle lui envoie aussi, sans un mot, l’épée de parade du marquis de Ranreuil, afin qu’il la porte.

Pour le récompenser d’avoir préservé l’honneur de la favorite du moment, Mme de Pompadour, le roi le nomme – au terme de sa première enquête – commissaire de police au Châtelet sous l’autorité directe de Sartine pour les affaires extraordinaires. Bien introduit en cour, Nicolas Le Floch s’occupe dès lors de la sécurité de Versailles.

Il rend des services importants à Mlle Adélaïde (cf. L’Homme au ventre de plomb) ainsi qu’à la nouvelle favorite, la comtesse du Barry (cf. L’Affaire Nicolas Le Floch). Il est invité aux chasses royales car le roi, à qui il rappelle son père, le tient en grande estime, au point de lui confier des tâches d’espion comme celle de négocier un accord avec Théveneau de Morande, ce qui le conduit en janvier 1774 à Londres, où il rencontre le chevalier d’Éon. Comme il charme Louis XV par le récit qu’il fait de ses enquêtes, le souverain l’appelle familièrement « le petit Ranreuil » et lui témoigne une affection bien réelle. Aussi est-ce à sa demande qu’il assiste La Borde pendant l’agonie du roi.

Cette mort l’affecte profondément mais sa tristesse est balayée par la joie de savoir que Louis, le fils d’Antoinette Godelet, né en décembre 1760, est le sien, ainsi qu’il l’a appris à Londres de la bouche d’une ancienne prostituée du Dauphin couronné. Nicolas reconnaît Louis et aide sa mère, la Satin, à acheter rue du Bac un fonds de commerce d’objets de mode et de toilette.

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