Pour les beaux yeux d’un espion d’Alyssa Alexander

 

 Alyssa Alexander - Pour-les-beaux-yeux-d-un-espion - j'ai lu pour elle - aventures et passions - romance historique

Note du blog : ♥♥♥♥

Tueurs, femme fatale et passion

(Noté par Miss A.)

Pour les beaux yeux d’un espion d’Alyssa Alexander

 

  • Série : –
  • Titre original : In bed with a spy
  • Année : 2014
  • Traductrice : Lionel Evrard
  • Éditions : J’ai Lu / Aventures & Passions / 2014
  • Contexte : Espionnage, guerres napoléonienne
  • Ton : impertinence, suspense
  • Profil de héros : Aristocrate, espion
  • Pays : Angleterre
  • Période : 19e siècle
  • Protagonistes :  Julian Travers /Grace Hanna

 

Résumé officiel : Agent de la Couronne, Alastair Whitmore a juré de venger sa compagne, tuée par l’Aspic, un assassin dont la marque est un médaillon d’onyx. Or ce médaillon, il vient de le trouver à Londres, dans le réticule de Lilias Fairchild, une femme hors du commun, véritable amazone, qui deux ans plus tôt pourfendait l’ennemi sur le champ de bataille de Waterloo. Quel lien a-t-elle avec l’Aspic ? Pour la faire parler, Alastair n’hésite pas à l’enlever, mais un désir brûlant vient troubler leur affrontement. Dans ce jeu du chat et de la souris où tous les coups sont permis, lequel des deux va-t-il dévorer l’autre ?

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Notre Avis sur ce livre :

Pour les beaux yeux d’un espion d’Alyssa Alexander

Ce nouveau livre d’Alyssa Alexander n’égale pas le précédent mais réserve tout de même une belle surprise. Son thème ? un de nos thèmes de prédilection : la vengeance.

Autour de celle-ci vont s’articuler espionnage et désir amoureux.

Curieusement, en lisant les aventures de Lilias Fairchild et Lord Angelstone, nous avons été plusieurs à avoir imaginé l’histoire se dérouler dans les années 20 ou 30. Nous aurions presque vu en Lilias Fairchild une héroïne d’Agatha Christie !

L’héroïne a un côté femme fatale, un peu comme l’aurait été la Rebecca de Daphné du Maurier. Nous avons ressenti une beauté glaciale. cela tient probablement au fait qu’elle soit peu entourée de présence féminine dans le livre. En dehors de sa belle-mère, les femmes sont inexistantes dans le récit.

D’autre part, l’héroïne nous apparaît comme étonnamment moderne. Ce trait tient probablement à son attitude, à son esprit libertaire. Car l’héroïne est une femme qui n’a pas froid au yeux et prend des initiatives, même risquées ! Son comportement pour une femme anglaise de 1817 demeure extrêmement atypique, d’autant plus qu’elle réside chez on ex belle mère et découche toutes les nuits chez son amant (ce que le tout Londres doit savoir). Elle s’octroie liberté physique et liberté de pensée. Inouï à cette époque si misogyne en Angleterre.

Nous avons adoré le réseau de « nettoyeurs », les Aspics, ces tueurs qui suppriment les gens. Malheureusement dès les présentations des personnages secondaires, nous avons tout de suite cerné qui était à la tête du réseau.  C’était trop flagrant. Vraiment dommage…

Malgré tout, l’auteur s’ingénie à tenter de brouiller les pistes au plus grand plaisir du lecteur.

L’histoire d’amour entre Lilias et Anglestone est belle.

Lilias succombe un peu trop vite à notre goût au charme d’Angelstone, ce tombeur invétéré et les scènes sensuelles sont trop nombreuses pour nous au blog.

Mais les deux fortes personnalités s’attirent comme des aimants et vont réaliser que c’est au seuil de la mort que l’on découvre ses véritables sentiments pour l’autre.

Malheureusement, le récit comporte quelques aspects négatifs. Ces derniers se situent au niveau des incohérences du récit, qui sont légion, à commencer par le prologue : jamais Wellington n’aurait accepté qu’une femme en pleine bataille Napoléonienne, parce qu’elle vient de perdre son époux, monte sur un cheval de la cavalerie et se batte comme un homme au coeur des combats sanglants. Le début du livre nous est apparu effarant !

Ce prologue nous présente également une femme en proie à la haine et à la vengeance, tuant à coups de sabre des Français. Nous n’avons pas aimé cette image de l’héroïne. D’autant moins qu’au fur et à mesure des pages, l’héroïne nous dit qu’elle n’aimait pas tant que cela son époux.

A cet égard, nous avons été un peu troublées. L’hérroïne aimait-elle vraiment son défunt époux ? : à certains moments, Lilias Fairchild avoue l’avoir l’aimé, à d’autres, elle dit qu’elle y était juste attachée, puis ensuite non, puis de nouveau oui, puis « nous étions trop jeunes », etc… Au final nous avons perdu le fil pour situer ses sentiments. De fait, une question se pose : l’aimait-elle au point de perdre la raison sur le champs de bataille et de s’emparer d’un sabre et d’un cheval pour foncer au milieu des combats sanguinaires tuer du Français ? On en doute à la lecture du récit.

Autre incohérence majeure : à vérifier au niveau historique, mais il semble étonnant qu’une femme issue de l’aristocratie puisse suivre son époux pendant la guerre. L’armée Anglaise de pouvait s’encombrer des femmes de leurs combattants, même les plus gradés, ni leur payer des frais de bouche ni l’hébergement, ni même prendre le risque de mettre leur vie en péril. Cela ne s’est jamais vu mais nous vérifierons ce point.

Il est également étonnant que la belle-mère de Lilias, une femme du monde attachée à l’étiquette, accepte que l’héroïne s’exhibe avec son amant si peu recommandable et s’échappe chez lui toutes les nuits. Pour des raisons de protocole et de rumeur publique, même si son ex belle-mère est ouverte d’esprit, cela reste peu concevable, d’autant plus que cette dernière héberge sous son toit Lilias. Car selon l’auteur,les amoureux ne cachent pas vraiment leur relation.

Voici quelques incohérences relevées. Elles entachent un peu le plaisir du récit mais relativement peu car l’auteur a un vrai génie littéraire, une plume née pour la romance historique.

En dehors de la trouvaille des Aspcis, l’histoire en elle-même n’est pas exceptionnelle, mais le succès du livre tient à l’admirable talent de l’auteur qui nous fait tourner les pages avec l’envie de le dévorer jusqu’à la dernière ligne. Et ça, seuls les grands écrivains ont ce génie ! Et indéniablement, Alyssa Alexander est une des écrivains les plus brillantes de sa génération. Pour notre plus grand bonheur !

Pour les beaux yeux d’un Espion constitue donc un bon divertissement.

 

Les points forts : Le suspense, les Aspics (les tueurs), une héroïne femme fatale. Très bon style. très bon rythme, un vrai don pour l’écriture. Un récit plein d’intelligence et de bons dialogues.

Les points faibles : Juste les incohérences et les scènes sensuelles trop nombreuses.

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En détail :

Pour les beaux yeux d’un espion d’Alyssa Alexander

Titre : ♥♥♥♥♥

Couverture : ♥♥ (fait plus maison close qu’autre chose)

Histoire : ♥♥♥♥♥

Style : ♥♥♥♥

Intelligence : ♥♥♥♥♥
Humour : ♥♥♥♥
Dialogues : ♥♥♥♥

Les personnages : ♥♥♥♥♥

L’histoire d’amour : ♥♥

Sexe : ♥♥♥♥♥

Rythme : ♥♥♥♥♥

Intrigues : ♥♥♥♥♥

Pour plus d’infos sur ce livre, vous pouvez consulter la page sur le site de J’ai Lu pour elle  :

Pour les beaux yeux d’un espion d’Alyssa Alexander

 

 

 

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